Galadio

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Description du produit

Né dans l'entre-deux-guerres d'une mère allemande et d'un père africain, soldat de l'armée française d'occupation. Ulrich assiste à la montée en puissance de l'idéologie nazie dans son village natal des bords du Rhin et constate un violent changement d'attitude à son égard. Rejeté comme menace pour la pureté de la race germanique puis persécuté en raison de ses origines, Ulrich craint pour sa vie. Heureusement, le septième art va lui offrir la possibilité de fuir l'Allemagne nazie et de se lancer dans la quête de cette partie de lui-même qu'atteste son second prénom, Galadio.

Extrait

L'oeuvre

Galadio trouve son origine dans un texte précédent de Daeninckx, Cannibale, publié en 1998. Ce roman mettait déjà en scène un tirailleur sénégalais et traitait aussi du thème de l'opprimé manipulé et exhibé par l'oppresseur.

Genèse de Caladio

Cannibale raconte comment des Kanak ont été emmenés de force en métropole pour être exhibés dans un zoo lors de l'Exposition coloniale de 1931. En fuite dans Paris et poursuivis par la police, les deux héros kanak sont sauvés par un Africain qui les cache. Celui-ci leur explique alors l'élan qui l'a conduit à les secourir : tirailleur sénégalais miraculeusement rescapé des bombardements au gaz pendant la Grande Guerre, il se sent solidaire de ses frères de couleur.

Ainsi, en se documentant sur les tirailleurs sénégalais, Daeninckx s'intéresse à leur rôle entre les deux guerres mais aussi aux calomnies dont ils ont été victimes, notamment en Allemagne. C'est cette documentation qui sera à la source de Galadio.

Représentation et récit de l'opprimé

Outre la question noire, Galadio reprend un autre thème développé dans Cannibale. De même que les Kanak sont exhibés dans un zoo, Galadio figure dans des films de propagande nazie. Ainsi, dans les deux romans, l'homme de couleur est contraint de jouer son propre rôle en se pliant à la représentation caricaturale que son oppresseur se fait de lui.

Or, c'est à partir de cette expérience humiliante que dans les deux romans Daeninckx opère un renversement : à l'opprimé traité comme un animal l'auteur rend sa dignité en lui confiant la conduite du récit. Daeninckx choisit de lui donner la parole en faisant de lui le narrateur.

Présentation de l'éditeur

Né dans l'entre-deux-guerres d'une mère allemande et d'un père africain, soldat de l'armée française d'occupation. Ulrich assiste à la montée en puissance de l'idéologie nazie dans son village natal des bords du Rhin et constate un violent changement d'attitude à son égard. Rejeté comme menace pour la pureté de la race germanique puis persécuté en raison de ses origines, Ulrich craint pour sa vie. Heureusement, le septième art va lui offrir la possibilité de fuir l'Allemagne nazie et de se lancer dans la quête de cette partie de lui-même qu'atteste son second prénom, Galadio.

Quatrième de couverture

Allemagne, années trente. Ulrich est un adolescent de Duisbourg comme les autres. À un détail près : sa peau est noire... Son père, un soldat africain, est venu en Allemagne avec les troupes françaises d'occupation chargées de veiller à l'application du traité de Versailles. Il est reparti en 1921, quelques mois avant la naissance de cet enfant, fruit d'un bref amour avec une jeune Allemande. Ils sont des centaines, comme Ulrich, à incarner ce qu'Hitler et les nationalistes ne cesseront de dénoncer, dans l'entre-deux-guerres, comme la «honte noire», symbole de l'avilissement délibéré du sang aryen par les occupants. Leur sort ne sera en général guère plus enviable que celui des Juifs. Ulrich, pour sa part, va connaître un destin inattendu et mouvementé, et découvrir une autre facette de son identité : Galadio. Comme toujours, Didier Daeninckx s'appuie sur une documentation très fouillée pour éclairer un aspect méconnu de l'histoire du vingtième siècle. Il révèle ici le sort terrible des Allemands métis dans un pays emporté par le délire nazi. De Duisbourg aux studios de cinéma de Babelsberg, jusqu'aux rivages du Sénégal où se déroulent les premiers combats entre pétainistes et gaullistes, Ulrich apprend à connaître les hommes.

Biographie de l'auteur

Didier Daeninckx est né à Saint-Denis, dans la banlieue parisienne, en 1949. Son nom, d'origine flamande, lui vient d'un grand-père déserteur pendant la Première Guerre mondiale. Daeninckx grandit dans un milieu ouvrier engagé et reste attaché toute sa vie aux quartiers populaires de Seine-Saint-Denis. Dès l'enfance, Daeninckx lit énormément. Il adore Conan Doyle, l'inventeur de Sherlock Holmes, Simenon, le créateur du commissaire Maigret, Jack London, Prévert, la poésie surréaliste, le roman noir américain. Il aime les livres qui sondent la ville, la nuit et surtout la part maudite de la société. Renvoyé du lycée à seize ans, Daeninckx, obligé de travailler, devient imprimeur de 1966 à 1975, une profession qui s'inscrit dans une tradition d'ouvriers lettrés et engagés. Il écrit alors son premier roman, Mort au premier tour, qu'il envoie chez dix éditeurs. Il essuie neuf refus, mais son manuscrit lui permet de trouver un emploi dans une municipalité qui cherche un journaliste. Ce métier lui apprend l'investigation et l'observation, méthodes qu'il reprendra pour l'écriture de ses romans. Daeninckx part en effet en repérages avant d'écrire : il s'imprègne des paysages, s'inspire des personnes qu'il rencontre, de ce qu'il observe, des conversations qu'il surprend. Aussi considère-t-il son travail de journaliste comme un "stage d'écriture". Cinq ans après avoir envoyé son manuscrit, il reçoit enfin une réponse de la dixième maison d'édition contactée, qui le publie. Daeninckx publie alors coup sur coup trois livres (Meurtres pour mémoire, Le Géant inachevé, Métro police) dans la collection "Série noire" de Gallimard. C'est une collection mythique pour l'amateur de roman noir, surtout depuis qu'elle publie Jean-Patrick Manchette, un écrivain qu'il admire. Daeninckx y crée le personnage de l'inspecteur Cadin, un antihéros désespéré, et continue de publier de nombreux romans noirs. Ce genre, qui s'apparente au roman policier, s'en distingue cependant en privilégiant la critique sociale et politique. L'écriture de Daeninckx est en effet constamment marquée par le sentiment de révolte et d'injustice. Dans ses romans comme dans ses essais, ses cibles principales sont les apôtres du colonialisme mais aussi ceux du négationisme (la négation de l'existence des chambres à gaz durant la Seconde Guerre mondiale). Très attaché à la banlieue populaire où il ne cessera d'habiter, l'auteur se considère comme un "griot de Seine-Saint-Denis, un raconteur d'histoires". En 1994, Daeninckx reçoit le prix Paul-Féval de littérature populaire pour l'ensemble de son oeuvre. Ses livres sont actuellement traduits dans une vingtaine de langues. Avec Raconteur d'histoires il est publié en 2003 dans la prestigieuse "Collection blanche" des éditions Gallimard. Pour cet auteur qui ne cache pas les difficultés qu'il a éprouvées à s'assumer comme écrivain il avait en effet l'impression de trahir sa classe sociale, c'est une consécration. C'est aussi le signe qu'il est parvenu à donner leurs lettres de noblesse aux voix des opprimés.

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