Aurora consurgens - Le lever de l'aurore

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Aurora consurgens fait partie de l'oeuvre de C.G. Jung. C'est le tome III de Mysterium conjunctionis, auquel Jung lui-même accordait une importance particulière. Marie-Louise von Franz et C.G. Jung ont réalisé ce travail en étroite collaboration. Les deux premiers tomes ont été signés par C.G. Jung et le troisième par M.L. von Franz. Le texte d'Aurora consurgens est attribué à saint Thomas d'Aquin, il est abondamment commenté par Marie-Louise von Franz. Il se situe donc au confluent de différents courants de la pensée occidentale : - l'alchimie, présentée ici dans sa véritable nature, celle de la réalisation d'une conscience supérieure, - la tradition biblique, qui a inspiré l'oeuvre de saint Thomas d Aquin, et notamment le «Cantique des Cantiques» qui sous-tend l'écriture d'Aurora consurgens, - la psychologie junguienne qui, sous la plume de Marie-Louise von Franz, nous ouvre ce texte d'une richesse extraordinaire et nous amène à l'essentiel, au sens même de la vie, à la réalisation de soi.

Extrait

Extrait de la préface d'Etienne Perrot de la traduction française

Sapientia laudabit animant suam.
(La Sagesse se loue elle-même.)
Eccli., 24, 1.

L'ouvrage de Marie-Louise von Franz que la Fontaine de Pierre a l'honneur d'offrir au public francophone occupe une place exceptionnelle dans le mouvement de l'esprit contemporain. Pour s'en convaincre, il n'est que de se reporter à son histoire. Celle du traité qui lui sert de hase étant étudiée en détail par l'auteur, nous nous bornerons à rappeler la manière dont Aurora consurgens est venue compléter l'oeuvre de Jung et à mettre en relief la signification de cette aventure. Le lecteur pourra y reconnaître un exemple remarquable de ces coïncidences signifiantes ou synchronicités, où le père de la psychologie des profondeurs voit la preuve scientifique de l'unité du monde et d'une harmonie secrète procurant à qui l'observe la participation au «savoir absolu».
La rencontre du psychologue de Zurich avec l'Aurore attribuée à Thomas d'Aquin remonte aux tout premiers temps de sa confrontation avec l'alchimie. On sait que, vers 1930, Jung, obéissant à la pression intérieure, décida d'entamer l'exploration des anciens grimoires. Sa première trouvaille, un recueil publié à Bâle en 1593 sous le titre Artis auriferae quam Chemiam vocant volumina duo, le plaça devant une curieuse notice insérée par l'éditeur, Conrad Waldkirch, en tête d'un traité intitulé Aurora consurgens, pars secunda. Cet excellent fils de la Réforme exposait à ses lecteurs les raisons pour lesquelles il n'avait pas retenu la première partie de l'ouvrage. C'était, disait-il, qu'elle se composait de paraboles et d'allégories dont l'auteur «à la manière ancienne des obscurantistes» (more antiquo tenebrionum) avait utilisé les livres sacrés «de telle sorte que l'Écriture tout entière semblait avoir été écrite en l'honneur de l'alchimie». Il avait «faussé le sens du très saint mystère de l'incarnation et de la mort du Christ pour l'appliquer de la façon la plus profane au mystère de la Pierre».Jung ne pouvait manquer d'apprécier la qualité d'un pareil filon : parti pour inventorier l'héritage spirituel occidental dans toute son ampleur et son unité, il comprenait l'importance capitale d'un écrit où le fonds symbolique chrétien avait été exploité avec audace pour exprimer le secret alchimique, l'essence «divine» de la psyché.
Les recherches conduites par lui pour retrouver le traité «condamné» n'allaient pas tarder à aboutir, lui procurant une nouvelle surprise. Un manuscrit, incomplet sans doute, mais orné de belles enluminures, en était détenu par la bibliothèque centrale de Zurich. Il provenait du fonds de l'abbaye de Rheinau, fille de celle de Saint-Gall dont une ancienne terre sert de site à la «tour» de Bollingen.
La place d'Aurora consurgens I dans les préoccupations de Jung se reflète très tôt dans sa correspondance. Écrivant à Aniela Jaffé le 3 septembre 1943, il conclut en ces termes une méditation sur l'union des principes psychiques masculin et féminin : «Je me confronte avec ce problème de la conjonction que je dois maintenant élaborer comme introduction à Aurora consurgens. C'est incroyablement difficile.» Cette confidence éclaire la genèse de Mysterium conjunctionis. Si, dans la préface de son livre, Jung lui donne une origine «païenne», la Fête égéenne du second Faust remise sous ses yeux par Karl Kerényi, il a très vite su que son «chef-d'oeuvre alchimique» devait culminer dans l'extraordinaire chant d'amour, oeuvre d'un moine, intitulé «Conversation du bien-aimé et de la bien-aimée», qui sert d'épilogue au traité mis sous le nom de l'auteur de la Somme théologique. Nous sommes encore à plus de dix ans de la publication de l'ouvrage, mais cette petite phrase de Jung nous livre le ressort caché de sa quête alchimique, tout entière dirigée vers la réalisation de l'unité, oeuvre de l'amour, ce «feu secret» des anciens artistes.
L'intuition du chercheur trouvera sa récompense moins d'un an plus tard, de façon fulgurante : ce sera la série de grandes expériences visionnaires qui, au printemps de 1944, suivit l'infarctus de Jung. Au retour de son «voyage dans l'au-delà», il allait vivre les différentes formes du mariage mystique telles que les décrit la tradition occidentale : successivement, le mariage du rabbin Siméon bar Jochaï, symbole de celui des séphirot Malkouth et Tipheret, dont parle la Kabbale, les noces apocalyptiques de l'Agneau et de la Jérusalem céleste, et enfin la hiérogamie de Zeus et d'Héra : «J'étais le mariage, écrit-il à propos de la première de ces phases, et ma béatitude était celle d'un mariage bienheureux.» Et plus loin : «C'étaient des états de félicité indescriptibles... J'étais moi-même "les noces de l'Agneau".» La composition du Mysterium était déjà bien avancée. C'est alors que Jung témoigna à Marie-Louise von Franz que ces visions lui apportaient la confirmation de ce qu'il avait exposé dans son livre.
Ces données biographiques mettent en lumière la signification de notre ouvrage et de la place que lui confère Jung. Au terme d'une oeuvre où, selon ses propres déclarations, il n'avait cessé d'enfouir l'expérience sous un amas de matériaux historiques et de références érudites, il donne libre cours à l'expression directe du symbole, en empruntant pour cela la voix d'un vieil auteur qui, comme lui, avait été partagé entre la formulation conceptuelle et le jaillissement lyrique traduisant la poussée de l'inconscient. En effet, que l'Aurore soit ou non l'oeuvre de Thomas d'Aquin - on verra qu'une telle attribution ne peut être écartée à la légère -, elle émane dans tous les cas d'un clerc dont les paradoxes ignorent superbement les prudences intellectuelles et doctrinales, comme devait le déplorer l'éditeur de l'Artis auriferae.

Présentation de l'éditeur

Aurora consurgens fait partie de l'oeuvre de C.G. Jung. C'est le tome III de Mysterium conjunctionis, auquel Jung lui-même accordait une importance particulière. Marie-Louise von Franz et C.G. Jung ont réalisé ce travail en étroite collaboration. Les deux premiers tomes ont été signés par C.G. Jung et le troisième par M.L. von Franz. Le texte d'Aurora consurgens est attribué à saint Thomas d'Aquin, il est abondamment commenté par Marie-Louise von Franz. Il se situe donc au confluent de différents courants de la pensée occidentale : - l'alchimie, présentée ici dans sa véritable nature, celle de la réalisation d'une conscience supérieure, - la tradition biblique, qui a inspiré l'oeuvre de saint Thomas d Aquin, et notamment le «Cantique des Cantiques» qui sous-tend l'écriture d'Aurora consurgens, - la psychologie junguienne qui, sous la plume de Marie-Louise von Franz, nous ouvre ce texte d'une richesse extraordinaire et nous amène à l'essentiel, au sens même de la vie, à la réalisation de soi.

Un mot de l'auteur

Aurora consurgens, Le lever de l'aurore : ce titre est, me semble-t-il, une invite à se mettre à l'écoute des cycles de la nature et à percevoir le mariage de la nuit et du jour, dans ce clair-obscur qu'est le tout petit matin.
Les alchimistes s'efforçaient de se soumettre à la nature dont ils n'excluaient ni l'ombre ni la lumière, ils savaient que leur quête et leurs efforts étaient «oeuvre de nature», et que la nature extérieure comme leur propre nature intérieure les conduisaient à déceler l'esprit dans la matière, la matière dans l'esprit.
C.G. Jung et Marie-Louise von Franz ont travaillé en commun pour éclairer les images alchimiques, si proches des images de l'inconscient. Mysterium conjunctionis de C.G. Jung et Aurora consurgens de Marie-Louise von Franz forment un tout qui s'articule autour de l'idée centrale de la conjonction, de l'union des opposés.
Aurora consurgens se concentre sur un texte alchimique attribué à Thomas d'Aquin. Quand il a écrit ce texte, saint Thomas d'Aquin était près de mourir, il perdait déjà la rationalité du conscient qui l'avait guidé toute sa vie et s'ouvrait aux images de l'inconscient, à l'au-delà. Marie-Louise von Franz, par ses commentaires, rend ces images de l'inconscient accessibles à notre conscient, elle leur donne un sens et une profondeur insoupçonnés. Et elle montre, tout au long de cet ouvrage, à quel point la psyché tend à la totalité, à la complétude.

Biographie de l'auteur

Marie-Louise von Franz (1915-1998) a étroitement participé à l'oeuvre alchimique de C.G. Jung dont elle a poursuivi les recherches tout au long de sa vie. Elle a abordé les différentes facettes du monde intérieur dans des études très fouillées sur les contes de fées. Elle s'est penchée sur les rapports existant entre la matière et la psyché, sur l'analyse des nombres aussi. C'est en s'efforçant de mieux comprendre les processus psychiques qu'elle est parvenue à expliciter l'esprit de notre temps.

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